Le hasard fera le reste
Comment faire pour fermer notre esprit aux pensées parasites ? Vous avez probablement votre propre réponse. Peut-être même que notre façon d'y répondre évolue.
Si l'on comprenait avec exactitude comment fonctionne notre cerveau, les choses seraient sans doute plus simples à bien des égards. Je comprendrais probablement pourquoi j'écris si peu alors que j'aime cela profondément. Il ne faut cependant pas attendre une granularité de compréhension extrême pour déterminer la chose suivante. Ces derniers temps, des pensées parasites ont vécu au creux de mon esprit, dans la chambre où l'écho de mes pensées avait besoin de résonner pour que se forment les idées, puis les mots. Le son du futur s'est éteint dans leur fourrure.
Certes, j'ai construit, avec la reprise de sessions d'écriture en live sur Twitch, quelques moments récents de progression sur les projets en cours. Mais jamais, ou presque jamais je n'ai écrit en dehors de ces courts moments. J'en ai tiré une chose vertueuse : la fixation de moments dédiés à la création, la ritualisation de l'écriture. Avec ces moments minutés, j'ai aussi pu prendre conscience du vide qui les entourait. Pas un mot couché en dehors des 4 ou 5 sprints de 35 minutes hebdomadaires.
Il était temps de faire quelque chose.
Comment faire pour fermer notre esprit aux pensées parasites ? Pour empêcher celles qui se croient prioritaires à prendre la place des autres ? Il n'y a sans doute pas de réponse définitive à cette question. Chacun, chacune trouvera sa façon d'y répondre. Vous avez probablement la vôtre. Peut-être même que notre façon d'y répondre évolue. Voici en tout cas ma tentative de réponse, en espérant bien sûr qu'elle porte ses fruits à partir de maintenant, en ce qui me concerne.
Choisir ses priorités
Je pense que, malheureusement, les pensées intrusives se croiront toujours plus importantes que les autres, tant que nous n'aurons pas eu une discussion avec nous-mêmes. Où est-ce que je fixe mes priorités ? Qu'est-ce qui est important pour moi, et pourquoi ? Quelle durée, sur une période donnée, suis-je prêt à consacrer à telle ou telle chose ? À quel prix (question que vous pouvez d'ailleurs prendre au sens littéral, comme au sens figuré) ?
Je pense en effet que les pensées relatives à un sujet que nous aurons explicitement, en nous-mêmes, déclaré comme non prioritaire auront davantage tendance à s'effacer au profit des autres. Ça vaut le coup d'essayer.
Se fixer des objectifs clairs
Une durée, une fréquence, un nombre de mots… Peu importe, mais il faut se choisir un indicateur. Quelque chose que vous pourrez observer, mesurer. Une variable dont vous pourrez constater la progression au fil du temps, avec un but final, et si possible des jalons intermédiaires.
N'avançons pas en aveugle. Le « succès » se mesure selon des critères qui nous sont propres et dont nous pouvons décider par nous-mêmes, n'utilisons pas forcément ceux des autres.
Choisir sa fréquence
Vous auriez sans doute pu croire que j'allais vous parler de fréquences vibratoires, auquel cas vous ne me connaissez pas encore assez (cela viendra). Blague à part, je vais tenter de clarifier ma pensée.
Là où on a tendance à vouloir se fixer des objectifs, ou forger des rituels en fonction du temps, les fréquences choisies sont souvent assez convenues : tous les jours, toutes les semaines, tous les mois…
Mais que faire, alors, si « tous les mois » est trop fréquent pour vous ? Si « une fois par semaine » n'est pas assez ? Je pense qu'il ne faut pas hésiter à choisir des fréquences qui vous sont propres, adaptées à nos besoins. Une fois toutes les trois semaines, deux jours sur trois, tous les quatre jours… En prévoyant des cycles de fonctionnement à une fréquence parfaitement ajustée à vos besoins, vous vous serez donné les moyens de construire la mécanique parfaite.
Est-ce que tout ce que vous entreprendrez sera un succès pour autant ? Probablement pas, non. Mais à mon sens, ces trois voies sont des moyens d'espérer gagner en maîtrise sur le fil des évènements. Contrôlons ce que l'on peut contrôler, le hasard fera le reste.
Je me demande d'ailleurs quelles sont les astuces que vous déployez, vous, pour vous permettre de progresser dans vos projets, sans être interrompu(e) par le fil de vos idées éparses. N'hésitez pas à me le raconter.
News
Vous l'avez sans doute compris, la rentrée sera pour moi synonyme de reprise d'importants projets. J'ai beaucoup d'ambition pour « la saison » qui s'annonce, et j'espère avoir de très belles choses à vous raconter en septembre ! Vous aurez également compris que je tiens à restaurer le rythme d'une publication toutes les trois semaines pour La Patience… Mais voulant toujours améliorer les choses, je voudrais vous demander si vous avez des idées, des attentes particulières pour cette newsletter. N'hésitez pas à m'en faire part en retour.
Même chose pour deux outils que j'utilise en dehors de La Patience, pour une communication à un rythme différent : Discord et Twitch. N'hésitez pas à rejoindre le Discord, d'abord, si vous êtes aussi friand(e) de news plus fréquentes, ainsi qu'à suivre la chaîne Twitch pour recevoir des notifications à chaque début de live. Ensuite, dites-moi quel type de contenu ou de discussion vous souhaiteriez y retrouver. Je ne pourrai sans doute pas tenir compte de tous les avis, mais vos réponses constitueront en tout cas un précieux retour.


