La créativité, ça se provoque
Ou le retour d'un projet bien connu...

Comment fonctionne la créativité ? Est-ce qu’elle s’écoule en nous ? Est-ce qu’elle passe au travers de nous, comme les particules de l’univers ? Elle nous marque par son absence quand on en a besoin, quand on en a envie. Puis soudain, elle surgit.
Cette vision du surgissement inattendu de la créativité est poétique, mais je ne l’aime pas beaucoup. Je ne l’aime pas parce qu’elle a tendance à nous dissocier de notre propre créativité. Elle nous en détache, comme si nous devions simplement attendre qu’elle vienne, qu’elle tombe du ciel. Il y aurait du génie dans la création, et rien d’autre. Dans la réalité, pourtant, ça ne se passe pas vraiment comme ça.
La créativité, ça se provoque.
À l’été 2018, j’ai décidé de provoquer ma créativité en entamant un marathon littéraire d’une rare intensité : écrire et publier une nouvelle par semaine, pendant un an. Ce projet s’est appelé Horizons parallèles.
À l’époque, j’étais seul autant qu’on peut l’être : pas de publications (ou si peu), pas de livres en librairie, pas de contacts, pas de podcast, pas de festivals. Depuis le projet Horizons parallèles, cependant, et notamment grâce à lui, tout ça a changé. J’ai grandi, j’ai appris, j’ai publié et fabriqué des livres. Et s’il me reste à l’évidence toute une vie d’apprentissage, je me suis souvent demandé ce qui se passerait si, dans un accès de folie, je me décidais à recommencer. Que donnerait une deuxième itération du projet Horizons parallèles ? Mon expérience supplémentaire changerait-elle la tournure de mes textes ? Serais-je capable d’arriver au bout, cette fois ?
J’ai décidé qu’il était temps d’arrêter de se poser ces questions dans le vide. Il n’y a qu’une seule façon de le savoir : à nouveau, provoquer la créativité.
Je suis heureux de vous annoncer que le projet Horizons parallèles revient.
Le retour du projet Horizons parallèles
Baptisé Horizons parallèles : espaces négatifs, le projet consistera en la publication en ligne d’une nouvelle par semaine pendant un an, à compter du 24 octobre 2025.
Vous pourrez les lire en ligne ici, sur Substack, ou les recevoir par e-mail chaque vendredi. Pour cela, rien de plus simple, il suffit de vous inscrire ici :
Notez qu’il existe une version payante à l’abonnement, qui vous permet (en plus de soutenir ce proejt) de recevoir les nouvelles une semaine à l’avance, soit à partir du 17/10 !
Pour le reste, les nouvelles seront publiées et lisibles gratuitement toute l’année.
Pourquoi une mailing list à part ? me demanderez-vous peut-être. Tout simplement parce que La Patience continuera à sortir à son rythme de (maximum) un mail toutes les trois semaines. Et si je ne manquerai pas de vous tenir informé(e)s des avancements du projet, des nouvelles publiées, de mes difficultés… L’envoi d’une nouvelle par e-mail chaque semaine me semblait trop contredire le rythme slow content propre à La Patience. Pour lire les nouvelles du nouveau projet Horizons parallèles, il faut donc bien vous inscrire à part, ici :
Release party
Pour les plus familiers du streaming parmi vous, je vous donne rendez-vous le 24 octobre à 21h sur Twitch pour une release party : je vous parlerai du projet en direct et vous lirai la première nouvelle !
Espoirs métriques
Bien sûr, j’espère avant tout parvenir à mener ce projet à bien. Un an d’écriture, c’est colossal, mais pas infaisable. J’espère aussi pouvoir écrire des textes à la hauteur de mes attentes, et surtout des vôtres, lectrices et lecteurs.
Alors ça y est, la créativité est provoquée. Ce qu’il reste à faire maintenant : me donner vos impressions, vos retours, me parler de vos envies pour ce projet. Mais aussi et surtout : partager la nouvelle autour de vous, parler du projet. Car si le succès du projet se mesurera avant tout à ma faculté à écrire une histoire inédite chaque semaine jusqu’au bout, ma motivation reposera aussi, il faut bien l’avouer, à quelques métriques encourageantes.
Horizons parallèles : espaces négatifs
Abonné(e)s de La Patience, je vous laisse pour aujourd’hui avec deux choses : le mélange d’excitation et de crainte que je porte en moi, et ma note d’intention au démarrage de ce projet :
Qu’est-ce que vous voulez que je raconte ? Ce monde est fou. Ce monde est incompréhensible. Le présent vibre des stigmates des temps à venir, comme le sol avant la catastrophe du tremblement de terre.
Qu’est-ce que vous voulez que je raconte ? J’enfouis mon imaginaire dans la dystopie, seulement pour constater avec effroi qu’elle remonte lentement mais sûrement vers la surface de la réalité. Qu’est-ce qui les sépare encore ?
Malgré ça, nous sommes toujours là, avec nos cerveaux gorgés d’une créativité que rien ni personne ne pourra nous enlever. Nous sommes là, prêts à cueillir les germes du futur, pour nous donner de l’espoir ou nous montrer des chemins à éviter.
Il en reste, des histoires à raconter. Vous ne les connaissez pas encore, et mon non plus mais… je vous les raconterai.
Chaque semaine.
Pendant un an.
PS
Je déambulerai ce weekend (11-12 octobre) au salon Stars Up de Meudon (qui m’avait accueilli lors d’une précédente édition pour parler du projet Amazonies spatiales).
Je serai également présent (sur stand) au salon Rêves de géants à Lille le weekend des 25 et 26 octobre.


