Comme Han
Cela fait longtemps que je voulais l'écrire, celle-ci. Que je tourne les mots dans ma tête, sans jamais les figer. J'avais hâte, mais je frissonne. Je jubile, mais garde la tête froide. Ce qui arrive est prévu de longue date, et j'ai peine à croire que ce moment soit enfin arrivé.
Pourtant, je l'ai fait.
Cela fait longtemps que je voulais l'écrire, celle-ci. Que je tourne les mots dans ma tête, sans jamais les figer. J'avais hâte, mais je frissonne. Je jubile, mais garde la tête froide. Ce qui arrive est prévu de longue date, et j'ai peine à croire que ce moment soit enfin arrivé.
Pourtant, je l'ai fait.
Aujourd'hui est le premier jour d'une vie en pleine indépendance. Je suis artiste-auteur, c'est mon métier. Pas le métier « caché » ou le métier « passion », pas le hobby à tendance professionnalisante, pas le métier qui intrigue et dont j'osais ou n'osais pas parler en fonction de mon niveau de confiance du moment. C'est mon métier, le seul.
Enfin, mon « seul métier » est une notion très relative. Entre l'écriture proprement dite, la reliure et la vente de livres, l'impression d'affiches, la formation et, désormais, le design, difficile de véritablement parler d'un seul métier. Ce qui est sûr, c'est que dans tous les cas, mon métier sera désormais d'exprimer ce qui m'importe, en dehors des cases habituelles. De combiner tous ces centres d'intérêt pour offrir quelques chose aux gens, en tant que lecteurs et lectrices, mais aussi en tant que clients s'il faut les aider à raconter (par écrit ou graphiquement) leur histoire.
Mon métier a pour ambition de devenir un peu plus une extension de moi-même, de prendre forme grâce à ma créativité.
Quitter son travail est moins facile qu'il n'y paraît. Nous avons tous rencontré, au moins une fois, une personne minée par son emploi. Une réaction courante, face à cette situation que l'on nous décrit et qui nous semble difficilement supportable (ou difficilement supportée) est de se demander pourquoi, pourquoi donc cette personne, dans cette situation si pénible, ne décide-t-elle pas de tout arrêter, de changer de travail, tout simplement. Dire « stop » nous semble si évident.
En réalité, sans doute à cause d'une forme d'escalade d'engagement, il est difficile de prendre l'initiative de quitter une situation, même mauvaise. Parce que cette situation, on la connaît bien. On sait ce qu'elle nous apporte de négatif, mais aussi de positif. Et du positif, il y en a souvent. La stabilité financière, les collègues, le lieu, les contacts, le rythme de vie… Partir pour autre chose, c'est partir vers l'inconnu. C'est renoncer aux points positifs de la situation connue sans savoir si on les retrouvera, et éviter les points négatifs sans savoir si on ne les retrouvera pas. Partir est une mise en danger, ou est, au mieux, provocatrice d'un sentiment de mise en danger.
Aujourd'hui, je peux dire que je suis heureux d'avoir franchi le pas. Je mesure ma chance : celle de pouvoir me permettre de prendre le risque (mesuré, mais néanmoins terrorisant) d'un départ en solo (comme Han). Mais j'espère de tout cœur que ce choix aboutira à quelque chose de positif, et que je pourrai, pour dix années encore, au moins, vous raconter des histoires de plus en plus belles.
Pour dix années encore ?
Oui. Cette semaine n'est pas n'importe quelle semaine. Par un hasard dont on dit qu'il fait bien les choses, la première semaine d'avril 2024 est aussi celle qui célèbre les dix ans de ma première publication de nouvelle. Elle s'appelait « Quatre moi en mer » et c'était en 2014. Si je l'ai écrite auparavant, c'est à ce moment que je l'ai publiée sous forme d'ebook grâce à Smashwords. Le début réel d'une aventure autoéditoriale, il y a dix ans déjà.
Avril 2024 est donc un mois chargé en symboles et en émotions, avec l'anniversaire des 10 ans de ma première nouvelle, le début d'une nouvelle carrière professionnelle, et la parution de ma première nouvelle éditée. Si vous me suivez depuis longtemps, cela doit vous paraître fou… alors imaginez pour moi !
Pour célébrer cette décennie de science-fiction, il faudra évidemment que je lance un live anniversaire dédié, en streaming sur Twitch. Si vous aimez les directs, surveillez le programme de la chaîne ou, pour ne pas manquer l'évènement, installez l'application et follow la chaîne pour bénéficier des notifications de début de live.
Cover reveal
« Je crois au mélange. La science-fiction, bien nommée, en est un. Mais dans notre monde où peuvent naître des initiatives 100% digitales, me dire qu'un projet consistera à la fois à la création numérique et à la publication d'un livre, à la fois à des rencontres en présence et à distance, que le terreau de nos histoires se situera entre un avenir et un passé imaginés, me ravit par avance. »
Ces mots sont ceux que j'ai écrits en candidatant pour l'aventure Amazonies Spatiales, il y a plus d'un an déjà. J'avais du mal à y croire, et à dire vrai, c'est toujours le cas. Mais voilà qu'arrive, avec la révélation de la couverture, un pas de plus vers le concret, vers l'existence physique de l'objet livre, vers l'aboutissement d'un an de résidence décentralisée.
Car c'était ça, « Amazonies spatiales » : une année de pensées, d'échanges, de confrontation à la réalité du monde spatial, avec ses qualités et ses travers. Une année de résidences ponctuelles, à l'atelier Barillet de Matrice, à l'Observatoire de Paris, à la Cité de l'Espace de Toulouse, au Centre Spatial Guyanais de Kourou. Une année de réflexion alimentée par la sensibilité d'auteurs et d'autrices formidables, par la vision d'experts et d'expertes que je n'aurais pas pu approcher autrement dans des circonstances aussi favorables.
J'ai écrit une nouvelle pour Amazonies spatiales et j'en suis très fier. « L'Autre rêve », c'est son nom, vous rapprochera d'un 2075 où se confrontent deux visions différentes de l'exploration spatiale. Grâce à la compréhension des éditions Bragelonne, deux éléments de cette nouvelle seront d'ailleurs placés sous licence Art Libre, et j'en suis très heureux. J'espère qu'au sein de cette anthologie, comme les autres, « L'Autre rêve » vous permettre de voyager et de vous questionner :
Quel avenir pour l'exploration spatiale ?
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Je profite de cette occasion pour remercier chaleureusement tout le monde.
MERCI à François-Xavier Petit, Simon Guirriec et Claudia del Prado de chez Matrice, pour le tracé de cette aventure.
MERCI à Lancelot Hamelin d'avoir hurlé dans la jungle.
MERCI à Berekyah Yergeau, Fanny Parise, Sylvie Poulain, Sophia Guermi, Silène Edgar, Maëlle Lapierre, Michael Roch, Christophe Fiat, Zacharie Lorent, Haila Hessou, Noëmie Lemos, Mickaël Rémond, Sylvie Denis d'avoir été les visages d'une année spatiale.
MERCI à Andreas Hein, Loïs Miraux, Sheyna Queiroz d'avoir élevé mon imagination de leur savoir.
MERCI à Christiane Taubira et Claudie Haigneré pour leur pilotage expert.
MERCI évidemment à Claire et à toute l'équipe des éditions Bragelonne pour leur confiance !
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Des vidéos vont paraître chaque semaine, jusqu'à la sortie du livre, sur les réseaux sociaux de Bragelonne. Cette semaine, vous pourrez y découvrir une interview de Sylvie Poulain et moi ! En attendant, voici l'interview de François-Xavier Petit (Matrice) et Claire Renault Deslandes (Bragelonne) qui nous parlent du projet :
Rencontres et dédicaces
🗓️ À vos calendriers ! Comme je vous l'ai déjà dit ici, une soirée spécialement dédiée à la sortie du livre « Amazonies Spatiales » est prévue le 26 avril à la Cité des Sciences de Paris. Croyez-moi quand je vous dis qu'elle s'annonce formidable ! C'est gratuit, mais vous devez vous inscrire. J'y serai présent - en dédicace - tout comme les autres auteurs et autrices du projet. Et surprise : vous pourrez assister, lors de cette soirée, à l'enregistrement d'un épisode du podcast Mana & Plasma !
🗓️ Autre bonne nouvelle ! Je fais officiellement partie des invités du Festival Les Intergalactiques de Lyon ! En effet, j'aurai le plaisir d'y prendre le micro avec l'équipe du podcast Mana & Plasma. Si vous voulez nous y rejoindre, nous serons là tout le weekend. Le festival en lui-même aura lieu du 18 au 23 avril.



